Programme de cours
Quadrimestre 1 et 2
Les stages d’observation se déroulent durant le premier quadrimestre pour un minimum de 20h :
– Un minimum de 12h obligatoires dans l’enseignement secondaire supérieur et spécialisé de plein exercice, et ceci au sein d’au moins deux écoles différentes ;
– Un minimum de 8h obligatoires dans un établissement ESAHR ;
des stages d’observation (facultatifs) peuvent être pris dans d’autres contextes pédagogiques : enseignement en milieu médical, éducation permanente, programmes éducatifs de musées, centres de jour, etc.
– Possibilité de stages d’observation (facultatifs) également au sein de l’enseignement secondaire inférieur de plein exercice, des cours théoriques liés aux arts plastiques et des activités propres à une école (conseil de classe, réunions d’équipes, etc.).
– Observer les étapes qui structurent un cours selon différents angles (les aspects didactiques, pédagogiques, spatiaux, relationnels, etc.) ;
– Réaliser une analyse prospective en lien avec les contenus de la formation, des références du monde de l’art et de la pédagogie ;
– Faire preuve de rigueur et de capacité de synthèse ;
– Faire preuve d’une vision et d’une analyse personnelle.
Cette partie est évaluée par un rapport des stages d’observation à remettre en décembre. Sur base d’un journal de bord, il est demandé à l’étudiant·e de synthétiser toutes les observations qu’il·elle jugera importantes, ainsi que les différentes étapes du cours. En outre, il lui est demandé de réaliser une analyse croisant ses observations avec des éléments d’analyses issus des autres cours de la formation.
La réussite de cette première partie conditionne l’accès aux stages actifs !
Les stages actifs se déroulent durant le second quadrimestre pour un minimum de 30h :
– un minimum de 16h obligatoires dans l’enseignement secondaire supérieur et spécialisé de plein exercice, et ceci au sein d’au moins deux écoles différentes ;
– un minimum de 8h obligatoires dans un établissement ESAHR ;
– un minimum de 6h obligatoires dans d’autres contextes pédagogiques (enseignement en milieu médical, éducation permanente, programmes éducatifs de musées, centres de jour, etc.). Cette partie comporte également les stages pouvant être réalisés au sein de l’enseignement secondaire inférieur de plein exercice, des cours théoriques liés aux arts plastiques.
Si des stages actifs sont réalisés dans un nouveau lieu (non observé lors des stages d’observation), il sera demandé au stagiaire d’effectuer un minimum de 2h d’observation libre de la classe avant de prendre le groupe en charge.
– Rédiger des préparations et déroulés de cours pertinents en fonction de la connaissance de la matière, des références bibliographiques utilisées, des expérimentations personnelles, du choix des documents montrés et de l’adaptation au type et au niveau d’enseignement ;
– Gérer un groupe classe, tant au niveau de la présence que de la motivation, la structure, le rythme, la gestion du temps, la discipline et la qualité de la production des élèves ;
– Construire une posture réflexive et une identité professionnelle enseignante.
À l’issue des stages actifs, l’étudiant·e rédigera un rapport portant sur son vécu en tant que professeur·e stagiaire, sur une analyse complète de son expérience pédagogique, sur une projection personnelle du métier d’enseignant·e et sur une autoévaluation.
Ce rapport sera complété par toutes les préparations de cours, les évaluations de travaux d’élèves, les évaluations formatives des maîtres de stage et les observations de terrain des superviseur·euses de stages.
L’ensemble de ces éléments constituent l’épreuve intégrée.
Les séminaires interdisciplinaires des pratiques ont pour objectif de questionner, sous la forme de débats et de rencontres avec des intervenant.es externes issu.es de différents champs, l’engagement des étudiant.es dans l’agrégation.
Ils viennent également compléter la formation à travers des séances consacrées à des thématiques transversales et autres actualités du monde de l’éducation, notamment l’EVRAS, le genre, les questions décoloniales, l’enseignement inclusif, l’ECA, le PECA, etc.
En outre, il est demandé à l’étudiant·e de compléter son cursus par un apport externe (10h) qu’il jugera utile : séminaire, journée thématique, conférence, cours ou formation spécifique. L’étudiant·e peut choisir de suivre un bloc de 10h (par exemple sous la forme d’un cours donné à l’extérieur) ou cumuler une série de conférences, de séminaires, de workshops, etc. pour un total de 10h. Les activités choisies doivent présenter un lien avec les questions de pédagogie, de didactique (spécifique à l’art ou plus générale) ou encore de médiation culturelle et/ou artistique. Elles ne peuvent pas concerner des pratiques artistiques et/ou pédagogiques personnelles (type workshop). Une attestation de fréquentation sera exigée pour chaque activité choisie.
Appréhender les enjeux spécifiques des thématiques abordées
Mettre en relation ces enjeux avec l’expérience de terrain pédagogique.
Les étudiant.es présenteront oralement un travail collectif portant sur l’analyse d’une étude de cas.
Ce cours vise à entraîner et améliorer une capacité de transmission efficace d’un message à une audience. En effet, à travers ce qu’il sait, un·e enseignant·e transmet d’abord ce qu’il·elle est. Un·e enseignant·e (é)mu·e par sa matière (c’est-à-dire, « mis en mouvement » par elle) pourra mettre en branle cette dynamique chez les élèves qui y seront sensibles. Les différentes séances sont donc consacrées à une gamme d’exercices centrés sur la prise de parole et la gestion de l’attention de l’auditoire.
Au niveau de la parole, les exercices amènent à conscientiser et à mieux maîtriser :
– La vitesse d’émission vocale ;
– La présence à ce que l’on dit (ne pas anticiper dans la pensée) ;
– La pose de la voix (reconnaître et travailler la manière particulière dont chacun·e utilise sa voix) ;
– Le rôle du silence dans une communication orale ;
– La conscience de la respiration ;
– La verticalité (la colonne vertébrale) ;
– Le centre de gravité ;
– La posture assise et la posture debout ;
– Les tensions corporelles.
Une troisième série d’exercices « en situation » permettent de mettre en pratique les différents
aspects du travail.
Tous ces outils sont indispensables pour travailler une posture enseignante.
– Exercer et améliorer sa capacité à transmettre un message à une audience
via une maîtrise de la vitesse d’élocution, la pose de la voix, la présence, la conscience de la respiration, etc. ;
– Démontrer une capacité à travailler en groupe.
L’étudiant.e sera évalué.e tout au long des séances selon les principes de l’évaluation continue.
Le cours de Méthodologie a pour visée de développer toutes les étapes de la fabrication d’un cours. Depuis l’analyse d’un programme scolaire jusqu’à la rédaction des objectifs et des étapes d’apprentissages, l’étudiant·e vivra la démarche en son cœur. L’étudiant·e sera amené·e à comprendre son public, sa filière d’enseignement, et son niveau. Apprendre à nourrir la préparation de cours de références actuelles ou anciennes mais toujours stimulantes et pertinentes pour l’élève. Cibler les compétences à mobiliser chez l’élève, l’accompagner dans le développement du projet et pouvoir émettre une analyse et une évaluation détaillée sur le travail réalisé.
En articulation avec les stages actifs, le cours de Méthodologie permettra également aux étudiant·es de se familiariser avec les différents milieux scolaires, découvrir ces publics variés, et leur offrir une amorce solide au métier d’enseignant·e. Ce cours réserve une grande part à l’initiative de l’étudiant·e. Il·elle y est régulièrement sollicité·e pour différents travaux en classe. Sa présence participative est absolument déterminante pour une bonne amorce des apprentissages.
Différentes méthodes d’enseignement seront abordées. Une grande partie du cours sera consacrée à l’analyse de travaux d’élèves du secondaire observés en classe. Ceci afin de comprendre, depuis l’observation des productions, les enjeux majeurs de la construction d’un cours.
Nous travaillerons également sur chacune des étapes de la préparation d’un cours qui seront détaillées en classe. Et enfin, nous introduirons les questions relatives à la posture de l’enseignant, à l’autorité et à la relation aux élèves.
– Construire une préparation de cours artistique mettant en avant une approche personnelle et critique ;
– Articuler le contenu d’un cours autour de la création simultanée d’une démarche artistique et l’apprentissage rigoureux des contenus du langage plastique ;
– Poser une démarche réflexive sur la transmission et sur l’expérience collective qu’est l’enseignement ;
– Apprendre à analyser et évaluer les productions d’élèves ;
– Appréhender le métier de l’enseignement sur du long terme, avoir une vision temporelle des apprentissages et de la progression des élèves.
Différents travaux seront menés tout au long du cours jusqu’à l’élaboration de préparations de cours complètes. La participation active au cours et aux échanges fera également part de l’évaluation.
Le cours de didactique artistique se déploie comme une alternance de séminaire et de cours. L’ensemble se pense comme une ébauche d’éthique du métier d’enseignant en offrant à la réflexion pédagogique des apports externes issus des sciences humaines et du domaine des arts.
Le cours sera divisé en trois parties qui se chevauchent mais qui recoupent toutes une même
Problématique : la place et les rôles de l’enseignant.e dans l’institution » :
1. Didactique de l’institution « Comment je m’en sors dans/avec l’institution ? » Il s’agit d’un questionnement de départ. Un pas de côté qui lorgne déjà vers l’émancipation de chacun.e.
2. Didactique et méthodologie, c’est-à-dire la méthodologie utilisée au cours comme une possible méthodologie pour la classe scolaire. Y seront dépliés les concepts de « traces » et de « séminaire » (le premier comme un clin d’œil à Michel Foucault et le second à Roland Barthes).
3. Didactique des arts plastiques, ou les outils qui permettent de mettre en pratique les acquis théoriques vus au cours. La « valise pédagogique » sera l’outil majeur qui articule les concepts vus au séminaire et les coulent dans une temporalité plus longue.
Pour s’aider dans ces tâches, le titulaire fait appel à une bibliographie d’auteur·ices issu·es de tous les horizons (pédagogie, arts plastiques, cinéma, philosophie, sémiologie). Des concepts issus de ces lectures font l’objet d’une transposition didactique et pédagogique.
L’accent sera aussi mis sur l’enseignement des arts dans l’ESAHR (enseignement secondaire artistique à horaire réduit) : d’autres publics, un autre temporalité et d’autres enjeux.
– Appréhender, à partir d’une bibliographie issue de champs disciplinaires variés, notamment artistiques, les caractéristiques d’une éthique enseignante ;
– Transposer ses idées en dispositifs pédagogiques ;
– Intégrer un système pédagogique multi référentiel dans sa pratique enseignante.
L’étudiant.e remettra un portfolio qui articulera les contenus théoriques avec ses lectures et ses expériences pédagogiques de l’année (stage d’observation ou de pratique, conférences et autres sorties culturelles à plus-value pédagogique). Sera aussi ébauchée une valise pédagogique comme outil didactique.
Cette activité d’apprentissage initie les étudiant·es aux différents moyens disponibles pour décortiquer et analyser différents supports visuels, tant vis-à-vis de la forme que du fond. En tant que futurs pédagogues, le regard, la capacité d’argumentation et d’analyse leur seront nécessaires au quotidien dans les exercices pédagogiques, et particulièrement au moment d’évaluer les travaux des élèves.
À travers la projection de visuels variés et contemporains, le cours proposera aux étudiant·es d’analyser une multitude de grilles plastiques et thématiques permettant de mieux comprendre et de percevoir une création au-delà de toute subjectivité émotionnelle. Il est en effet nécessaire d’appréhender un lexique verbal et visuel qui les rendra plus crédibles et autonomes quel que soit le profil de leurs futures attributions, tout en gardant un regard personnel et critique.
– Appréhender le langage spécifique de l’analyse de l’image ;
– Rendre explicite, dans un langage précis, le sens, la portée et les enjeux d’une image ;
– Décrire son expérience de jugement d’une image ;
– Transposer les outils d’analyse de l’image sur des productions d’élèves.
Réalisation d’un travail.
https://www.ulb.be/fr/programme/educ-e520-1
Plusieurs des thèmes traités dans cette unité d’enseignement seront portés de manière transversales dans les quatre activités d’apprentissage : les questions liées à la diversité des élèves (convictionnelle, sociale, culturelle, psychologique, de genre, etc.), aux inégalités et aux difficultés d’inclusion. Ces questions sont éclairées par la complémentarité d’approches diverses (historiques, sociologiques, psychologiques, éthiques, juridiques…).
Découvrir le passé, c’est éviter les pièges du présent. C’est ce que de nombreux historiens et sociologues pensaient quand ils ont jugé nécessaire de croiser les outils de l’histoire et de la sociologie. L’utilisation des concepts de champ (Pierre Bourdieu) et de forme scolaire (Guy Vincent) sont les deux outils analytiques privilégiés dans le cours pour des étudiant·es dont certain·es n’ont jamais été familiarisé·es avec la sociologie. Ceux·celles-ci découvriront des luttes séculaires pour le contrôle de l’École et de ce qu’elle transmet, en raison de la puissance de socialisation et de modelage des identités qu’elle avait sur ses élèves. Les étudiant·es verront aussi le type de savoirs transmis et la relation particulière que les enseignant.es nouent avec leurs « apprenant.es » et qui peut varier profondément selon les époques et les projets pédagogiques portés.
– Analyser, dans une perspective historique et sociologique, le fonctionnement de la société belge actuelle par rapport aux politiques éducatives ;
– À partir de connaissances issues des sciences humaines, notamment les étapes d’une démarche culturelle et de construction identitaire ;
– Appréhender les relations entre milieu socioculturel d’origine et comportement scolaire.
Examen écrit
Cette activité d’apprentissage vise à sensibiliser les futurs enseignant·es à différents problèmes d’ordre épistémologique ou éthiques auxquels ils et elles peuvent être confronté·es, en raison en particulier de la diversité des convictions et des valeurs des élèves et ce, en référence au cadre légal définissant la neutralité de l’enseignement.
La première partie du cours vise à définir le concept de neutralité, à préciser ses fondements, à le situer par rapport à d’autres tels que sécularisation ou laïcité et enfin à mieux comprendre son évolution entre 1958 (année du pacte scolaire) et aujourd’hui.
La deuxième partie du cours se centre sur les aspects épistémologiques et plus précisément sur les formes de confusion et d’amalgames entre savoirs scientifiques et croyances religieuses pouvant exister chez certains élèves.
La troisième partie du cours traite des conceptions du vivre-ensemble, en particulier des droits humains, des inégalités et discriminations en éducation, de la formation à la citoyenneté et des enjeux éthiques et éducatifs y afférant.
Après deux séances introductives assurées par le titulaire, le cours se donne sous la forme de conférences-débats avec la participation conjointe de spécialistes académiques de ces différentes questions et celle d’acteur·rices de terrain.
– Appréhender les fondements du décret du 17 décembre 2003 organisant la neutralité inhérente à l’enseignement officiel subventionné et le décret du 31 mars 1994 définissant la neutralité de l’enseignement de la FWB ;
– Proposer une réflexion personnelle sur le concept de neutralité en s’appuyant sur des notions de droit, de philosophie et d’histoire des religions.
Examen écrit
Cette activité d’apprentissage se fonde sur des concepts de la psychologie des adolescents et des jeunes adultes. Elle explore essentiellement l’axe de la relation pédagogique entre enseignant·e et apprenant·e(s). Quatre parties sont approfondies : la construction identitaire du/de la jeune adulescent.e (exploration des choix, engagements, estime de soi), l’environnement dans lequel il vit (contexte VUCA, le monde numérique, écologique, le rapport au temps), ce qui l’amène à s’engager dans sa vie (motivation et autodétermination) et comment il peut se mobiliser en contexte scolaire grâce à un climat positif et favorable amené par l’enseignant.e (psychologie positive et bienveillance). Les trois objectifs poursuivis sont de comprendre les adulescent.es en contexte scolaire, aborder les concepts de base pour gérer les relations interpersonnelles dans la classe et accompagner la pratique réflexive des futurs enseignant.es. Tout au long des séances, les futur.es praticien.nes seront amené.es à réfléchir à leurs pratiques d’enseignement et d’expliciter pourquoi et comment ils tiennent compte de qui sont leurs apprenant.es.
– Appréhender les savoirs relatifs aux processus d’apprentissage ;
– Analyser les différents aspects contribuant à la mise en place d’un cadre relationnel bienveillant avec les élèves ;
– Appréhender les pratiques pédagogiques de différentiation en fonction des profils des apprenant·es et des besoins spécifiques.
Examen écrit
Dans un monde de plus en plus médiatisé et connecté, l’appropriation et l’évaluation critique des médias joue un rôle crucial dans la vie de toutes et tous. Ce cours vise à comprendre la place et le rôle d’une éducation aux médias en contexte scolaire, à pouvoir déconstruire ou produire tout type de média en tenant compte de différentes dimensions et à concevoir une activité d’éducation aux médias en classe. Dans un premier temps, l’étudiant·e sera donc amené à comprendre ce qu’est l’éducation aux médias aujourd’hui et à la situer en la rapprochant ou en la distinguant d’autres notions telles que l’éducation par les médias, la littératie médiatique, l’éducation au numérique, la didactique des outils numérique ou encore la littératie informationnelle. Cette première partie visera également à appréhender le rôle de l’éducation aux médias dans une société toujours plus médiatisée à travers deux axes : éducation aux médias et lutte contre les inégalités sociales et éducation aux médias, citoyenneté et émancipation.
Dans un second temps, l’étudiant·e sera amené·e à comprendre les fondements historiques et théoriques du cadre actuel de compétences en éducation aux médias adopté par la FWB.
– Envisager les dimensions et les activités qui permettent de développer les capacités d’accès, d’analyse, d’évaluation et de production des médias dans une perspective critique ;
– Appréhender les leviers qui permettent de concevoir une activité d’éducation aux médias : identifier et appréhender le public auquel on s’adresse, les acteur·rices et institutions qui permettent d’accompagner ces activités au moyen de ressources ou d’animations, identifier l’approche et la thématique de l’activité, adopter une pédagogie et une évaluation adéquates.
Examen écrit
En lien direct avec les cours de Socio Histoire et Neutralité, ce séminaire propose une approche comparative des spécificités de l’enseignement artistique et ces cadres conceptuels issus des sciences humaines. À partir d’outils institutionnels (programmes, référentiels, plans de pilotage, dispositifs d’évaluation) et de pratiques de terrain, il s’agira d’interroger la place singulière des disciplines artistiques dans le système éducatif. Les étudiant.es seront amené.es à croiser lectures théoriques et analyses critiques de documents institutionnels, afin de mieux comprendre comment les logiques pédagogiques générales s’appliquent – ou se transforment – dans le champ artistique. Alternant apports conceptuels, études de cas et discussions collectives, ce séminaire vise à outiller les étudiant.es pour une pratique réflexive et contextualisée.
– Analyser les enjeux institutionnels propres à l’enseignement artistique à partir de cadres conceptuels issus des sciences humaines.
– Comparer les spécificités des disciplines artistiques avec les exigences des outils institutionnels (programmes, référentiels, dispositifs d’évaluation).
Travail de groupe
https://www.ulb.be/fr/programme/peda-e510-1
Cette partie de cours aborde les questions d’enseignement et d’apprentissage selon une perspective didactique centrée sur les savoirs en tant que contenu d’enseignement et d’apprentissage. Après avoir situé cette perspective parmi les autres manières de penser ces questions (psychologie, sociologie, pédagogie, etc.), le cours s’organise en trois parties.
La première s’intéresse à la place des conceptions ou représentations des élèves, aux erreurs, et aux manières de les appréhender dans l’enseignement.
La deuxième s’intéresse à la production des savoirs scolaires, dans le contexte théorique de la transposition didactique. La finalité est critique, il s’agit d’inviter à la vigilance épistémologique, de se questionner sur la nature de ce qui est enseigné dans les classes.
La troisième et dernière partie s’intéresse à la relation (didactique) entre l’enseignant·e et les élèves avec le prisme théorique du contrat didactique, avec une attention particulière à la tension entre autonomie et nécessité d’une explicitation des attendus pour les élèves les moins familiers avec les codes scolaires. Ce dernier point ouvre sur des considérations socio-didactiques susceptibles de contribuer à penser les inégalités d’apprentissage.
– Démontrer une bonne maîtrise des fondements épistémologiques et de l’évolution scientifique des aspects didactiques ;
– Appréhender les savoirs relatifs aux processus d’apprentissage, y compris dans ses dimensions langagières ;
– Analyser ses propres pratiques dans une perspective de développement d’une identité professionnelle
Examen écrit
Cette activité d’apprentissage a pour objectifs de mobiliser des concepts et grilles d’analyse relatifs à la pédagogie et aux sciences de l’éducation, de repérer des enjeux dans les discours sur l’éducation en général et sur la pédagogie en particulier, d’interroger des techniques et outils pédagogiques au regard de la recherche en sciences de l’éducation et d’argumenter de façon cohérente et structurée pour se positionner sur des problématiques ou questions qui traitent du métier d’enseignant, de ses pratiques, mais aussi de l’institution et du système scolaire de manière générale.
Le cours s’organise en quatre parties.
La première s’attache à définir ce qu’est la pédagogie et la place qu’elle a dans l’identité de l’enseignant·e en tant que professionnel.le. Elle donne également des éléments permettant une première analyse de discours pédagogiques.
La seconde partie se centre sur le rôle de la recherche en éducation comme élément constitutif de la pédagogie. Elle discute les apports de la recherche ainsi que ses limites dans la détermination de politiques éducatives ayant in fine une influence sur les pratiques des enseignant·es.
La troisième partie développe la question des « méthodes » en éducation en présentant différentes façons de concevoir l’enseignement et l’apprentissage et en déduisant leurs conséquences concrètes pour l’enseignant.e.
La quatrième partie détaille des techniques et outils pédagogiques dans deux thèmes : l’évaluation et la différenciation.
– Appréhender les savoirs relatifs aux processus d’apprentissage ;
– Démontrer une bonne connaissance des différents supports et outils pédagogiques à disposition et les mettre en lien avec les objectifs visés ;
– Concevoir des évaluations visant la responsabilisation et la participation de l’élève ;
– Appréhender les pratiques pédagogiques de différenciation.
Examen écrit
En lien direct avec les cours de Didactique et de Pédagogie, ce séminaire propose une exploration des grands principes de la didactique générale à travers le prisme de l’enseignement artistique. Il s’agit de mettre en relation des concepts pédagogiques fondamentaux (transposition didactique, évaluation, etc.) avec des pratiques issues du domaine des arts plastiques et de la musique. Les étudiant.es seront invité.es à questionner leurs postures d’enseignant.es, à analyser des situations d’enseignement, et à expérimenter des dispositifs transférables dans leurs contextes professionnels. L’approche alterne apports théoriques, études de cas, mises en situation et échanges collectifs.
– Identifier les concepts fondamentaux de la didactique générale et leur pertinence pour l’enseignement artistique ;
– Mettre en relation des cadres théoriques et des pratiques pédagogiques concrètes dans les disciplines artistiques ;
– Questionner sa posture d’enseignant.e à la lumière de situations d’enseignement-apprentissage analysées collectivement.
Travail de groupe.
Quadrimestre 2
En cas d’échec à l’épreuve liminaire] remédiation en français écrit et oral
Annexes
Acquis d’apprentissage
Énoncé de ce que l’étudianttudiant doit savoir, comprendre et être capable de réaliser
au terme d’un processus d’apprentissage, d’un cursus ou d’une unité d’enseignement validée ; les acquis d’apprentissage sont définis en termes de savoirs, d’aptitudes et de compétences.
Activités de remédiation
Activités d’aide à la réussite ne faisant pas partie d’un programme d’études, visant à combler les lacunes éventuelles d’étudiants ou les aider à suivre ou à reprendre un programme d’études avec de meilleures chances de succès.
Bachelier (BA)
Grade académique de niveau 6 sanctionnant des études de premier cycle de 180 crédits au moins.
BLOC
Un bloc comporte un nombre imposé d’unités et est constitué de 60 crédits (voir Crédits). L’étudiant inscrit au BLOC 01 doit valider au minimum 45 crédits pour continuer son parcours.
Compétence
Faculté évaluable pour un individu de mobiliser, combiner, transposer et mettre en œuvre des ressources individuelles ou collectives dans un contexte particulier et à un moment donné ; par ressources, il faut entendre notamment les connaissances, savoir- faire, expériences, aptitudes, savoir-être et attitudes.
AOCH
Activité obligatoire au choix
CGV
Communication graphique et visuelle
Crédit ECTS
Système européen de transfert et d’accumulation de crédits
GR
Graphisme
HAA
Histoire et actualité des arts
quadri
Quadrimestre
SHS
Sciences humaines et sociales
TT
Techniques et technologies
UE
Unité d’enseignement
Au terme de la formation en agrégation AESS, l’étudiant(e) sera capable de :
1. Mettre en place une pédagogie référencée des arts plastiques qui permette une construction des apprentissages par les élèves.
1.1 Rédiger des préparations et déroulés de cours pertinents quant au
contenu, en fonction de la connaissance de la matière, des références bibliographiques utilisées, des expérimentations personnelles, du choix des documents montrés et de l’adaptation au type et au niveau d’enseignement.
1.2 Gérer un groupe classe, tant au niveau disciplinaire qu’au niveau de la présence, de la motivation, de la structure, du rythme, de la gestion du temps du cours et de la qualité de la production des élèves.
1.3 Articuler le contenu d’un cours autour de la création simultanée d’une démarche artistique et l’apprentissage rigoureux des contenus du langage plastique.
1.4 Appréhender le langage spécifique de l’analyse de l’image et analyser son expérience de jugement d’une image.
1.5 Réaliser un outil pédagogique – en lien avec l’actualité muséale, les stages et les acquis didactiques – qui démontrent une compréhension des enjeux d’un tel outil.
2. Faire preuve de réflexivité et se représenter la diversité des conditions d’exercice du métier.
2.1 Analyser, à partir d’une expérience issue des stages et des autres cours de l’agrégation, des situations dysfonctionnelles d’apprentissage et proposer des alternatives pertinentes.
2.2 Intégrer un système pédagogique multiréférentiel dans sa pratique enseignante.
2.3 Compléter son cursus par des apports externes (séminaire, journée d’étude, conférence, etc.) pertinents et, à partir d’un axe spécifique, proposer une analyse fouillée et référencée qui établisse des liens avec les autres cours de l’agrégation.
2.4 Appréhender, à partir d’une bibliographie issue de champs disciplinaires variés, les caractéristiques d’une éthique enseignante.
3. Prendre en compte le contexte – principalement historique, sociologique et politique – de l’enseignement, en Europe et en Fédération Wallonie-Bruxelles
3.1 Analyser, dans une perspective historique, le fonctionnement de la société belge actuelle par rapport aux politiques éducatives.
3.2 Situer les principales structures et les institutions de la Fédération Wallonie-Bruxelles liées au monde de l’éducation.
3.3 Proposer une réflexion personnelle sur le concept de neutralité
en s’appuyant sur des notions de droit, de philosophie et d’histoire des religions.
3.4 À partir de connaissances sociologiques et anthropologiques, appréhender les relations entre le milieu socioculturel d’origine et le comportement scolaire.
4. Communiquer de manière fluide et être capable de travailler en équipe.
4.1 Transmettre un message à une audience via une maîtrise de la vitesse
d’élocution, la pose de la voix, la présence, etc.
4.2 Démontrer une capacité à travailler en équipe.
4.3 Démontrer une maîtrise de la langue française et de son orthographe.
5. Être un citoyen autonome et responsable.
5.1 Adopter une attitude citoyenne, déterminée et engagée.
5.2 Faire preuve d’esprit (auto)critique.