L’architecte d’intérieur est formé pour intervenir dans des structures existantes.
La dimension particulière du patrimoine réside dans la dépendance de l’intervention par rapport à la qualité de l’existant. Il est donc nécessaire d’apprendre à voir, à comprendre ce qui fait la qualité d’un lieu : spatialité, lumière, structure, décor, ou de discerner quels sont les supports privilégiés de l’intervention.
Loin de réduire la créativité, le patrimoine fournit les points d’appui d’un dialogue : le travail de l’architecte d’intérieur sera de compléter, de corriger mais surtout d’amplifier la qualité du « monument » (qu’il s’agisse d’une chapelle, un château, une église, une maison, une gare, un moulin…). En contrepartie, ce dernier transcendera la nouvelle composition à condition que le dialogue s’installe d’égal à égal.
Ce regard, cette écoute et ce respect sont les notions à acquérir dans le cadre de cette spécialisation.
La protection dont bénéficient les monuments implique des parcours administratifs spécifiques et des interlocuteurs exigeants : administrations régionales du patrimoine, commission des monuments, laboratoires et artisans spécialisés. Les cours introduisent cette dimension administrative particulière, tant au niveau de la méthode que des prescriptions réglementaires.
n.b. : pour ces formations un titre de baccalauréat de type long dans un domaine équivalent est recommandé + entretien et portfolio. Toutefois, les étudiants porteurs d’un type court en Création d’intérieurs peuvent être admis moyennant un programme de remédiation.
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