Ecole Eupérieure des Arts



Grille de cours

Plus d'informations


Objectif :

Cette année, le cours de philosophie de l’art a pour questionnement l’évolution de la spiritualité depuis les mystiques allemands jusqu’à l’idéalisme absolu d’Hegel. Il s ‘agit de comprendre comment la représentation artistique au
Moyen-Age avait accompagné l’idéologie religieuse.
Une première analyse des mécanismes de représentation s’impose à partir d’une référence unique : l’idée de Dieu
dans le christianisme.

A la Renaissance, les spéculations théologiques cédèrent la place aux investigations d’un nouveau mode de connaissance : la rationalité et la pensée moderne.
Par les révolutions scientifiques, techniques et artistiques, le profil de l’homme européen se métamorphosa. L’Occident se donna les moyens de transformer sa compréhension du réel.
L’homme moderne n’est donc plus tyrannisé par l’hétérogène, il tire de son propre fond les principes de la connais-
sance.

Le cours chemine au sein de la modernité en prenant appui sur l’idéalisme allemand. Il est question de la culture
germanique depuis Luther en passant par Kant pour enfin déboucher sur l’esthétique hégélienne qui achève et porte
à son sommet la pensée moderne. S’intéresser à Hegel dans le cadre d’un cours de philosophie de l’art, c’est redécouvrir la splendeur de notre civilisation mais aussi ses manquements, c’est comprendre que l’absolu se manifeste dans l’art mais aussi que le sensible
est dématérialisé, purifié, décontaminé.

Sommaire :

 Introduction :
Présentation d’un lien ténu - passion de l’anonyme pour J. Sojcher - qui relierait l’homme au mystère de son existence, c’est-à-dire à l’infini ou au tout.
Ce lien, le jugement esthétique a pour charge de l’entretenir, de le préserver. Il permettrait ainsi à l’homme de se
débarrasser de son identité ou de son moi, au profit d’une quête religieuse et / ou artistique !
 La mystique allemande ou l’expérience intérieure.
La mystique se définit comme une intuition universelle de l’ être en soi, du grand tout ou encore de l’absolu.
Référence : J. Ancelet-Hustache : Maître Eckhart et la mystique rhénane (Seuil).
 Introduction au siècle des lumières : la pensée moderne.
A la Renaissance, un changement profond fut inauguré par le concept d’anthropomorphisme.
Le monde devint réalité observable, pensable selon les principes de la raison unifiante.
Référence : Le système kantien et plus particulièrement le jugement esthétique.
E. Kant : Critique de la faculté de juger (Vrin).
 La philosophie hégélienne et le savoir absolu.
Il y a chez Hegel un mouvement progressif de la conscience qui l’amène vers son achèvement.
Grâce à la logique, aux sciences de la nature et enfin grâce à l’esprit, la conscience se déploie vers l’absolu.
 La question de l’art chez Hegel.
Dans « Les leçons d’esthétiques » Hegel affirme que « les peuples ont déposé dans l’art leurs idées les plus hautes, et
il constitue souvent pour nous le seul moyen de comprendre la religion d’un peuple ».
Références :
G.W.F. Hegel : Introduction à l’esthétique. Le beau, Flammarion.
J. Taminiaux : La nostalgie de la Grèce à l’aube de l’idéalisme allemand Martinus Nijhotf.

Evaluation :

Examen oral ou écrit.


Contact

esa Saint-Luc
30, place Morichar
B - 1060 - Bruxelles

tél +32(0)2 533 08 80
fax +32(0)2 533 08 89
raffaella@stluc-esa-bxl.org

Accès aux valves

Si vous êtes étudiants, toutes les informations utiles se trouvent ici.

access aux valves