Ecole Eupérieure des Arts



Grille de cours

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Objectif :

Le cours de littérature porte au premier semestre sur l’analyse du discours et de l’écriture anthropologique.

Il a pour thème l’exotisme et met en évidence la difficulté d’un tel sujet : il faut éviter de verser dans la nostalgie du
monde archaïque considéré comme pur, et se méfier du mythe du bon sauvage. Dans la même foulée, il faut également tenir compte du complexe de supériorité du savoir européen au sujet de l’autre.
D’un point de vue épistémologique le cours reprendra, en suivant Mondher Kilani dans L’invention de l’autre, l’analyse des conditions de possibilité du savoir anthropologique, un savoir à visée universelle.

Il sera question de l’esthétique du divers à partir des discours classiques dits scientifiques mais aussi des expériences
de terrain des découvreurs, explorateurs et de leur carnet de voyage.
Le rôle de l’écriture (processus de médiation) est retenu et mis en parallèle avec l’intervention de l’imagination et de
la fiction.

Au second semestre des interprétations diverses liées à l’altérité sont reprises afin de faire voyager l’étudiant à travers
différents types d’écriture : G. Bataille, I. Kristeva, L.F. Céline, ...

Sommaire :

Introduction : Comment justifier le passage de l’expérience particulière ou anecdotique aux reconstructions cultu-
relles ?
 Comment définir l’autre ?
Mondher Kilani se servira de l’esthétique du divers que l’on trouve chez Victor Segalen et Michel Leiris, mais aussi du
côté de la révolution surréaliste
« Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles
 » Leiris
 Réflexions à propos de l’anthropologie symétrique
Kilani fait intervenir l’idée dune expérience réciproque qui permet aux différents interlocuteurs de réfléchir et de
revenir à leur propre système de croyance.
L’anthropologue ne parle plus de l’autre, il parle à l’autre.
 Présentation et analyse de trois textes de pure littérature : « L’Afrique fantôme » de Leiris, « René Leys » et « Essai sur
l’exotisme, une esthétique du divers » de Segalen.
 Présentation du texte de J. Kristéva : « Pouvoir de l’horreur »
Comment puis-je être sans limites ?
Cette interrogation porte sur l’innommable et sur l’autre qui appartiennent aussi bien à la nature humaine qu’à la
culture et ses belles lettres.
Il faut revenir à l’imaginaire collectif et individuel afin de mieux comprendre le processus de focalisation du désir de
l’horreur.
J. Kristéva situe justement l’homme à côté « des frontières fragiles de l’êtres parlant ».
Cette thèse retiendra toute notre attention en ce qui concerne d’une part nos hantises et d’autre part, l’abject qui
par la parole nous donne la possibilité de nommer ce qui écœure, répugne, à savoir ce que nous rejetons pour nous
maintenir en équilibre.
 Présentation de G. Bataille comme promoteur d’un nouveau concept « l’hétérologie »,, c’est-à-dire la science de ce
qui est autre.
Passage du noble à l’ignoble via sa littérature.

Evaluation :

Examen oral ou écrit.


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