Ecole Eupérieure des Arts


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Philosophie/Générale


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Objectif :

Le cours d’esthétique a pour objectif de faire réfléchir l’étudiant, de manière critique, à une expérience particulière à laquelle notre expérience quotidienne nous confronte naturellement. Cette expérience fait appel à la fois à notre sensibilité et à notre intelligence el concerne l’interprétation que suggère en nous la perception d’images. « L’un des combats le plus fondamentaux de notre époque est la guerre que l’on se livre sur la nature de la réalité », écrivait en 1987 l’écrivain Salman Rushdie. Et de fait, la publicité, la mode, le succès des jeux vidéos, des « mondes virtuels » et de la télé-réalité, sont autant d’expression qui témoignent que notre époque, en Occident, vit un moment particulièrement paroxystique dans le culte des images. Mais qu’est-ce qui nous permet de considérer comme vraies les « représentations » du réel ? Quelle croyance pouvons-nous accorder aux images ? Certaines d’entre elles ont pour fonction de vendre (des produits, de l’idéologie, soi-même, comme le développe le « coaching image »). D’autres ont à voir avec un autre ordre de réalité et relèvent du champ de l’esthétique. Mais ici comme ailleurs, la question se pose : quel rapport entretient l’image (le poème, la sculpture, le tableau, la partition, la représentation théâtrale ... ) avec le réel et avec la vérité ?

Sommaire :

Si les images éduquent, orientent et façonnent nos regards, il convient de comprendre ce qui les anime et ce qu’elles animent en nous. Cette démarche vise moins à s’interroger sur les valeurs de l’image comme telles que sur leur nature, c’est-à-dire qu’il s’agit d’évaluer leur statut et leur sens au sein du réel. Des textes serviront de support théorique à notre réflexion. Nous nous interrogerons, dans un premier temps, sur le problème ontologique de l’image, (Platon, Bergson, Merleau-Ponty, Debray, ... ) Nous aborderons ensuite, dans une deuxième partie, la question du réel et de sa représentation à travers le domaine de l’art et de l’esthétique, qui utilise un type particulier d’images poétiques, picturales ou sonores.

Luc Ferry dans Homo aestheticus(1990) et dans la version remaniée de cet ouvrage sous le titre Le Sens du beau(1998) a tenté de retracer le cheminement et la mutation de la réflexion sur le beau en montrant ce passage, aux origines de la culture contemporaine, de l’art comme se référant au Kosmos ou à un Dieu transcendant, à un art comme pure expression de la subjectivité, puis de l’individualité. En suivant Marc Sherringham, il est stimulant de parler de « paradigme » esthétique, qui rend possible une histoire des questionnements philosophiques relatifs au beau et à l’art. Platon fixe des règles et définit le statut du beau comme idéal et comme imitation ; Kant lui donne un statut subjectif tandis que l’esthétique contemporaine (qui est plus le fait des créateurs eux-mêmes que des philosophes) se pose la question de la subjectivité et des normes dans une contestation radicale de la traditionnelle définition de l’art compris comme imitation des formes visibles. Il faut désormais non pas restituer le visible mais rendre visible » (Klee), « voir le monde avec le plus grand nombre d’yeux possible »(cubisme), exprimer « la pure vie intérieure de l’individu » (Breton, Kandinsky). En tant qu’elle bouleverse l’esthétique moderne, ainsi que nos manières d’appréhender le monde, il nous appartient d’examiner la crise de la représentation afin de comprendre les principaux enjeux de notre temps.

Evaluation :

Examen oral ou écrit.


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